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Droit des étrangers

Avocat regroupement familial à Paris : réunir votre famille

La réponse de l’avocat

Un étranger qui réside régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois peut demander à être rejoint par son conjoint majeur et leurs enfants mineurs. Il doit justifier de ressources stables et suffisantes, au moins égales au SMIC, et d’un logement adapté à la taille de la famille. La demande est déposée auprès de l’OFII et le préfet décide. Un refus peut être contesté devant le tribunal administratif.

Maître Estelle Boccara, Avocat au Barreau de ParisMis à jour le

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Regroupement familial · réponse sous 24 h

Confidentiel · secret professionnel

Séjour régulier préalable
18 mois minimum
Ressources minimales
SMIC mensuel (12 mois)
Délai de décision du préfet
6 mois
Recours refus de visa
CRRV, puis TA de Nantes

Regroupement familial : le cadre juridique

Un avocat regroupement familial à Paris vous accompagne pour faire venir en France votre conjoint et vos enfants dans le respect des conditions du CESEDA. Le regroupement familial (art. L. 434-1 et suivants) permet à un étranger en situation régulière, titulaire d’un titre de séjour d’au moins un an, de demander à être rejoint par les membres de sa famille proche. C’est une procédure dite « sur place » : c’est vous, le demandeur résidant en France, qui déposez la demande.

Trois conditions principales doivent être réunies. Vous devez d’abord résider régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois. Vous devez ensuite disposer de ressources stables et suffisantes, appréciées sur les douze mois précédant la demande. Vous devez enfin disposer, ou disposer à la date d’arrivée de la famille, d’un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région. Le demandeur doit aussi se conformer aux principes essentiels de la République.

Le regroupement familial concerne le conjoint âgé d’au moins dix-huit ans et les enfants mineurs du couple ou de l’un des conjoints, sous conditions de garde. Il doit en principe porter sur l’ensemble de la famille : un regroupement partiel n’est autorisé que pour des motifs tenant à l’intérêt des enfants. Les situations de polygamie en sont exclues.

Réunir les conditions : ressources et logement

Les ressources

Le montant de référence est le SMIC mensuel, en moyenne sur les douze derniers mois, majoré pour les familles nombreuses selon un barème fixé par décret. Sont prises en compte les ressources stables du demandeur et de son conjoint : salaires, revenus d’activité indépendante, pensions de retraite ou d’invalidité. Sont exclues de nombreuses prestations sociales, dont le RSA et les prestations familiales. Des contrats courts successifs peuvent suffire s’ils démontrent une réelle stabilité.

Les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité, ainsi que certaines personnes âgées, bénéficient de règles dérogatoires. Le cabinet vérifie votre situation précise, car la condition de ressources est la première cause de refus.

Le logement

Le logement doit répondre à des normes de surface, qui varient selon la zone géographique et le nombre de personnes, ainsi qu’à des normes de confort et d’habitabilité. Il est vérifié par les services de la mairie ou de l’OFII, lors d’une visite. Vous pouvez présenter une promesse de bail ou d’achat si le logement n’est disponible qu’à l’arrivée de la famille.

Le déroulement de la procédure

La demande est déposée auprès de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), qui délivre une attestation de dépôt une fois le dossier complet. L’OFII et la mairie vérifient les ressources et le logement ; le maire émet un avis. Le préfet statue dans un délai de six mois à compter du dépôt du dossier complet. Son silence vaut rejet. En cas d’accord, les membres de la famille demandent un visa de long séjour au consulat de leur pays de résidence.

À leur arrivée, votre conjoint et vos enfants signent le contrat d’intégration républicaine auprès de l’OFII. Votre conjoint reçoit une carte de séjour « vie privée et familiale », qui pourra ensuite évoluer vers un titre plus stable. Les enfants deviendront titulaires d’un titre à leur majorité. Pour les démarches ultérieures, consultez notre page titre de séjour.

La vie commune reste importante après l’arrivée. En cas de rupture de la communauté de vie dans les premières années suivant l’admission au séjour, le titre du conjoint peut être retiré ou ne pas être renouvelé. La loi prévoit toutefois des protections, notamment pour le conjoint victime de violences familiales ou conjugales, qui conserve son droit au séjour. Le cabinet vous conseille si la situation du couple évolue pendant cette période.

Ce que fait concrètement le cabinet

Le cabinet vérifie en amont chaque condition : calcul des ressources mois par mois, examen du bail ou du titre de propriété, conformité des actes d’état civil étrangers, preuve du lien familial. Il repère les faiblesses du dossier et vous conseille, si nécessaire, de différer la demande de quelques mois pour la rendre solide. Il constitue ensuite le dossier complet, avec les traductions et légalisations requises, et suit l’instruction jusqu’à la décision.

En cas de refus du préfet, il rédige un recours gracieux ou saisit le tribunal administratif dans les deux mois, en invoquant notamment l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’intérêt supérieur des enfants. En cas de refus de visa après un accord du préfet, il saisit la commission de recours contre les refus de visa, puis le tribunal administratif de Nantes (voir notre page visas). Aucune issue n’est garantie, mais chaque motif de refus est discuté pièces à l’appui.

Les erreurs à éviter et la réunification familiale des réfugiés

  • Déposer avant dix-huit mois de séjour régulier, ce qui entraîne un refus automatique.
  • Compter des prestations sociales exclues dans le calcul des ressources.
  • Faire venir la famille sans visa en espérant une régularisation sur place : c’est rarement possible.
  • Produire des actes d’état civil douteux ou non légalisés, qui fragilisent tout le dossier.

Si vous êtes réfugié ou bénéficiaire de la protection subsidiaire, vous ne relevez pas du regroupement familial mais de la réunification familiale (art. L. 561-2 et suivants du CESEDA). Cette procédure n’exige ni durée de séjour, ni ressources, ni logement : vos proches demandent directement un visa au consulat. Pour la nationalité, voyez notre page naturalisation.

Comment se déroule la procédure ?

  1. 01Vérification des conditionsContrôle de la durée de séjour, du montant et de la nature des ressources sur douze mois et des caractéristiques du logement.
  2. 02Dépôt de la demandeConstitution du dossier complet, avec actes d’état civil de la famille, puis dépôt auprès de l’OFII, en ligne lorsque la démarche est dématérialisée.
  3. 03Instruction OFII et mairieVérification des ressources et visite du logement, avis du maire, puis transmission du dossier au préfet, qui statue.
  4. 04Visas de la familleAprès accord du préfet, les membres de la famille demandent leur visa de long séjour au consulat, puis s’installent en France.
  5. 05Recours en cas de refusRecours contre la décision du préfet devant le tribunal administratif, ou contre le refus de visa devant la CRRV puis le TA de Nantes.

Chaque dossier est unique. Parlons du vôtre.

Textes de référence

  • CESEDA, art. L. 434-1 à L. 434-12 (conditions du regroupement familial)
  • CESEDA, art. R. 434-1 et s. (ressources, logement, instruction)
  • CESEDA, art. L. 561-2 et s. (réunification familiale des réfugiés)
  • Convention européenne des droits de l’homme, art. 8 (vie familiale)
Maître Estelle Boccara

Maître Estelle Boccara

Avocat au Barreau de Paris. Formée au sein de cabinets spécialisés en droit immobilier et de la construction, Estelle Boccara défend aujourd’hui particuliers, entreprises et institutionnels.

Questions fréquentes.

Quels membres de la famille peuvent bénéficier du regroupement familial ?

Le conjoint âgé d’au moins dix-huit ans et les enfants mineurs du couple, ainsi que les enfants mineurs de l’un des conjoints dont il a la garde ou dont l’autre parent est décédé ou déchu de ses droits. Les parents, frères et sœurs ou enfants majeurs n’en relèvent pas. Le partenaire de PACS ou le concubin doit en principe passer par une autre voie.

Combien faut-il gagner pour faire venir sa famille ?

Vos ressources des douze derniers mois doivent atteindre au moins le SMIC mensuel en moyenne, majoré à partir de quatre personnes selon un barème fixé par décret. Seules les ressources stables comptent : salaires, pensions, revenus d’activité. Plusieurs prestations sociales, comme le RSA ou les allocations familiales, sont exclues. Des règles particulières existent pour les bénéficiaires de certaines allocations liées au handicap ou à l’âge.

Combien de temps dure la procédure de regroupement familial ?

Le préfet dispose de six mois à compter du dépôt du dossier complet pour statuer. Sans réponse dans ce délai, la demande est réputée rejetée. S’y ajoute ensuite le délai d’obtention des visas au consulat. Au total, il faut souvent compter plus d’un an entre la constitution du dossier et l’arrivée de la famille en France.

Que faire si le regroupement familial est refusé ?

Si le préfet refuse, vous pouvez former un recours gracieux ou saisir directement le tribunal administratif dans les deux mois. Si l’accord est donné mais que le consulat refuse le visa, il faut d’abord saisir la commission de recours contre les refus de visa dans les trente jours, puis le tribunal administratif de Nantes. Le droit à la vie familiale est souvent au cœur du recours.

Je suis réfugié : dois-je passer par le regroupement familial ?

Non. Les réfugiés et les bénéficiaires de la protection subsidiaire relèvent de la réunification familiale, une procédure distincte. Elle n’exige ni durée de séjour, ni ressources, ni logement. Les membres de la famille demandent directement un visa au consulat. Le conjoint doit en principe avoir été épousé avant la demande d’asile ; les liens familiaux doivent être prouvés.

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